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lundi 23 juillet 2012

Lille de la tentation

Le 5 juillet, un tribunal administratif
a maintenu son feu vert au projet.
Finalement, en dépit des procédures
OL Land devrait voir le jour...

Il est un temps que les moins de 1 an ne peuvent pas connaître, où la bande à Aulas excellait lors des très stimulantes périodes de chasse au nouveau talent et exerçait un magnétisme irrésistible. Durant les années 2000, Lyon était the place où vivre de grands mardis européens, le porte-étendard dont toute la France pouvait être fier et qui appliquait une politique relativement simple en puisant avec intelligence dans le vivier français (faisant, au passage, tourner l'économie française, au contraire du Paris contemporain).

Mais l'OL a pris de vilaines rides après avoir pris de drôles de virages (Perrin, Puel, Keita, Cissokho), vu ses cadres se dérober (Juninho, Cris) et s'être lancé dans des projets dantesques (entrée en bourse en 2007, pas cahotiques d'OL land). Le club ne suscite plus l'émerveillement ou l'espoir et peine à se renouveler - triste fin pour le roi de cette jungle. Le marché des transferts en est l'indicateur froid : les sujets de sa convoitise se font chiper, notamment, par le LOSC, la nouvelle référence, le dogue ayant réussi sa révolution dans l'ombre du lion. Après Martin et avant (peut-être) Mendes, c'est Sidibé qui tourne les talons à la cité rhodanienne.

N'enterrons pas Lyon ; après la nuit, vient le jour, soit ! Mais Lyon apprend la concurrence, la difficulté et l'humilité.

mercredi 18 juillet 2012

On ne regarde plus à la défense

Mangane ne jouera plus en France...
Debuchy réclame un billet de sortie. "Azpi", que l'OM a besoin de vendre pour envisager plus sereinement le prochain exercice, devrait rejoindre Londres où Chelsea a des vues sur lui ; l'opération pourrait se faire autour de 9 millions, une somme assez proche de sa valeur actuelle, mais qui pourrait rapidement enfler d'ici un ou deux ans... Et maintenant Kader Mangane, qui part dans la péninsule arabique, arraché à Rennes pour 3 millions d'euros... Bradée, la montagne sénégalaise de 29 ans n'a donné envie à personne en France. Les finances des clubs sont-elles à ce point mauvaises pour laisser filer l'aubaine ? Signer en Arabie Saoudite ne donne plus de complexe, pas plus à ceux qui s'offrent une retraite paisible et dorée en Chine, au Brésil, voire aux USA ; autant de championnats qu'il faut désormais regarder comme des rivaux crédibles. A surveiller.

Un attaquant de classe mondiale arrive, et les défenses se défont déjà - dans l'indifférence générale. Dans ce jeu des transferts et des chaises musicales, les fausses notes ne sont pas rares ; on se prend à douter que, tout compte fait, la Ligue 1 s'enrichisse de tels départs.

mardi 10 juillet 2012

La comédie française

Paris Sans Génie
Du grand n'importe quoi ; c'est ce qu'inspire le flot ininterrompu de noms de stars du ballon rond-de-cuir, qui circule bruyamment sur la voie de gauche du périphérique parisien, tous feux allumés, mais sans jamais marquer le temps d'arrêt nécessaire ou espéré à la porte d'Auteuil. Le parc des princes qataris peine encore à convaincre de la beauté du championnat de France, vendu comme le nouvel eldorado européen - après Manchester City, et avant qui (Anderlecht, Bâle, Odense) ? Le Qatar s'est acheté Paris, mais leurs moyens illimités donnent jusqu'ici davantage le tournis aux observateurs qu'aux premiers intéressés, à savoir les joueurs, qu'on imagine pourtant ardemment stimulés par leurs agents, clairvoyants quant aux perspectives de retraite surdorée ouvertes par la signature d'un contrat. Depuis mai, ont ainsi été annoncés Rooney (contre un chèque astronomique de... 150 millions d'euros), Ibrahimovic, Pato, Falcao, Van Persie, Hulk, Eto'o, Adebayor, Damiao, Cavani, Suarez, Dzeko, Villa, Higuain, Thiago Silva, Terry, Coentrao, Daniel Alves, Modric et même - soyons fous ! - Messi... Cela doit bien faire vivre des gens.

Who's next?
 
Il y a de la démence dans ces rumeurs ; ça se comprend, en vérité : quand on peut s'offrir tout et son contraire sans avoir la main tremblante, sombrer dans la folie doit être facile. D'où la nécessité d'être entouré par une intelligence ; une intelligence, plutôt qu'un réseau. Leonardo apporte-t-il l'un ou l'autre ? A vous de vous faire votre idée ; j'ai la mienne. Recruter Verrati, espoir italien de 2e division, pour 15 millions frise le ridicule, voire le scandale. Enfin, "recruter"... : le transfert est annoncé depuis une semaine, mais le joueur n'a apparemment rien signé - un douloureux rappel, pour Paris, que l'accord du club vendeur ne suffit pas.

Encore un nom - inconnu, celui-là - qui circule sans cohérence et à tombeau ouvert sur le périph' parisien. Quelle triste comédie...

lundi 30 janvier 2012

Paris a le Blues

... Mais ce n'est pas celui dont on pouvait rêver. Le Brésilien Alex débarque à Paris. Voilà. Point.

On aurait tant aimé voir un Espagnol en mal de réussite prendre sa place dans le Shuttle. Une occasion ratée pour le nouveau propriétaire du club, qui peine à convaincre les grands noms d'adhérer à son projet ; un camouflet ou un avertissement pour Leonardo qui, tôt ou tard, devra bien rendre des comptes aux Qataris. Je ne crois pas qu'il faille mettre ces échecs au débit d'une Ligue 1 qui ne serait pas assez sexy - c'est l'idée véhiculée par tous ceux qui ne jurent que par l'Angleterre ou l'Espagne et qui n'ont jamais regardé un Liverpool - Bolton so boring... Il faut certainement se donner du temps, attendre l'été au moins et une qualification de Paris pour la prochaine Ligue des champions.

Le problème, quand on a envie de rêver, c'est que l'on a envie de tout et tout de suite. Pas de Torres, donc, ni de Drogba ou de Malouda, mais un Alex qui vient enrichir un secteur défensif déjà bien pourvu. Constat cruel : le PSG est invité de force à revoir ses ambitions à la baisse. A ce jeu de poupées russes, d'ailleurs, dont on ne distingue pas bien l'utilité, faire venir Kurt Zouma, l'adolescent précoce de Saint-Etienne, aurait été un coup autrement plus médiatique et prometteur. Imaginez un peu, demain, Sakho-Zouma en charnière centrale ; deux gamins, deux monstres pour les attaquants adverses.

mercredi 21 décembre 2011

Welcome Mr Beckham

L'arrivée de David Beckham dans le championnat de France est incontestablement le premier fait marquant du mercato hivernal : au rythme où vont les choses et au regard des ambitions sportives et extra-sportives des richissimes propriétaires du club de la capitale, il y en aura sans doute d'autres. Mais, au risque de chatouiller l'oreille des plus sceptiques, j'ai la conviction que ceux qui suivront n'auront pas le même éclat. On ne parle pas en effet de n'importe quel joueur. David Beckham est une star, au vrai sens du terme. Il appartenait à l'élite mondiale il y a quelques années encore. Si j'osais l'exagération, je dirais qu'à côté de lui, le pied droit de Pedretti fait figure de pied gauche de Max... Oui, that's it : le meilleur compliment qu'on peut adresser à Beckham est certainement d'écrire qu'il a une main au bout de sa cheville.


Derrière le joueur mannequin que tout le monde voit se cache un superbe...

Sa venue est forcément une bonne nouvelle. Une bonne nouvelle, pourquoi (Ca y est, je me mets à écrire comme Laurent Wauquiez parle...) ? Parce que, retraité ou non, le joueur est un exemple à suivre. Tous ceux qui ont bossé avec lui vantent des qualités qui forcent l'admiration et le respect : humilité, hygiène de vie, professionnalisme... C'est aussi pour cela qu'on se trompe quand on lit, ici et là, que le Paris Saint Germain a besoin d'un leader et qu'il y a, partant, une place pour lui dans le club. Je ne crois pas que David Beckham soit de ces patrons qui recadrent les plus jeunes ou replacent les moins disciplinés. C'est une question d'égo. Je ne m'attends pas non plus à ce qu'il s'amuse à passer en revue la jeune garde des équipes adverses ou à enfiler les buts sur coups francs comme des perles - l'influence des huitres, sans doute, en cette période de fêtes. Je devine les sifflets tomber des tribunes au bout de trois journées. Déjà, à Gennevilliers, les blogueurs parisiens doutaient de l'utilité de son transfert au Parc quand ils ne se moquaient pas ouvertement de sa femme - j'ai tenté en vain de comprendre ce que la spicy Victoria avait à faire là-dedans... L'Anglais sait-il que le public est bête comme ses pieds - pas les siens - et que ses premières foulées sont attendues avec un solide a priori sur l'état de ses jambes ? Le Parc sait être hostile à ses propres joueurs, comme partout ailleurs en France, et s'y prépare déjà avec opiniâtreté.

Je suis heureux de voir le number 7 fouler les pelouses françaises. Je prie pour que, derrière les rampes du Camp des Loges comme dans les vestiaires, il n'y ait pas tant de jaloux ou de benêts pour ne pas l'accepter. Au coach, maintenant, de trouver les mots pour parler à ses hommes afin de dégonfler les égos. A lui, aussi, de trouver les moyens d'intégrer l'international anglais dans l'effectif et sur le terrain. Cela exige un sacrifice et il lui revient de décider qui doit sauter. Ce n'est pas mon boulot, même si j'avouerais ma préférence somme toute naturelle pour la place de milieu relayeur, aux côtés du récupérateur. Pour ma part, j'ai reçu mon cadeau et vais devoir attendre mi-janvier pour le savourer.